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26 février 2008

Peut-on arrêter l’Internet ?

Je crois qu’il s’agit là d’une envie de plus en plus forte chez certaines corporations ou personnalités “très ou trop” en vues. Bien au delà de l’outil Internet (web et emails), c’est l’usage qui, aux yeux de certains, commence à poser problème.

Car l’avènement de l’information tous azimuts permise grâce au web multiplie les sources et rend la vérité parfois un peu plus floue. Il faut reconnaitre aux journalistes professionnels une capacité forte à traiter un sujet avec objectivité (si si il en reste des comme ça) alors que les conso-acteurs, les blogueurs, les internautes dans leur majorité expriment un point de vue par définition personnel et subjectif.

La question alors soulevée est la capacité que nous avons à faire le tri dans cette masse d’informations et notre propension à accepter tous les discours, y compris ceux venant d’opposants gentils ou non. Si on veut la liberté d’expression, il faut accepter que son voisin, eut-il des vues différentes, puisse lui aussi s’exprimer librement.

Chacun peut aujourd’hui s’exprimer grâce au web et, chose nouvelle, toucher un public large, voire devenir un influenceur pour une frange de population. Cela pose bien sûr la question de la crédibilité, il ne suffit pas de s’exprimer pour être entendu et encore moins compris. Mais là n’est pas mon propos du jour.

Je vous invite à suivre de près l’affaire de Note2Be, un site web gratuit permettant à chaque élève de noter ses professeurs. Influence, réputation numérique, pouvoir citoyen, vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenu.

L’affaire en question oppose le site aux syndicats, associations des professeurs qui jugent le procédé diffamant et tente de faire interdire le site, je cite de mémoire : “ce site est fragilisant pour une population soumise au stress d’un métier difficile”, on parle ici des profs bien sûr :) . La décision sera prochainement rendue et pourrait servir de jurisprudence et impacter les commentaires de films, de livres, etc… La justice peut-elle museler l’interactivité citoyenne ?

Que dire alors d’un critique littéraire ou culinaire dont certains ont causé des faillites, des suicides ? Peut-on tout accepter au nom de la liberté d’expression ? faut-il tout accepter ? Où sont les limites ? Et vous quelles sont les vôtres ?

Catégorie : Web 2.0 |

5 réponses

  1. JulienA :

    J’imagine un site où les patrons noteraient leurs salariés, en les classant du meilleur au plus nul.

    J’imagine un site où les uns et les autres noteraient les prouesses sexuelles de leurs ex.

    Non, je n’aime décidément pas le principe.

    PS : j’imagine aussi une zone de saisie de commentaire plus large :D

  2. Matthieu :

    bonjour,

    le petit smiley après “je parle ici des profs bien sûr” n’est pas nécessairement agréable. pour en connaître beaucoup, je confirme que ce boulot peut être dur et éprouvant, donner cours fatigue nettement plus qu’une journée de travail plus classique, et les étudiants peuvent être difficile à gérer. donc, ça ne veut pas dire que les autres boulots ne sont pas des sources de stress,mais on ne peut pas retirer cela aux enseignants.

    deuxième chose, l’enseignement est une fonction publique, constituée d’enseignants qui font normalement cela par passion (et je pense qu’il en faut souvent pour tenir), contrairement aux restaurateurs ou aux films … qui sont des objets de consommation que les consommateur choisit sans obligation, ils y a une très grande différence donc. la comparaison ne tient pas du tout selon moi !

    bon, je réagis pour la première fois ici parceque je n’aime pas le ton du post, mais je suis par ailleurs un lecteur régulier qui apprécie vos écrits et analyses, donc merci pour ce blog…

  3. Stéphane Brossard :

    Merci Matthieu pour ce commentaire auquel je me dois de répondre.

    En relatant les fait de l’affaire Note2Be, j’ai cherché à rester objectif.

    Je n’ai rien contre les profs (ma mère l’était et ma femme travaille quotidiennement avec eux). Mon activité de conférence et de formation m’a amené à en être un sous différentes formes et avec différents publics, je sais donc bien qu’il ne s’agit pas d’un métier facile.

    En revanche, le misérabilisme m’énerve profondément et la réaction systématique de devoir plaindre les profs déclenche une réaction épidermique.

    Il y a dans ce métier des choses difficiles et stressantes, d’autres beaucoup plus agréables voire privilégiées. il y a des profs exceptionnels d’abnégation et d’implication, ayant l’amour de l’enseignement chevillé au corps, j’en ai rencontré et je ne serais pas qui je suis sans eux.

    Mais, et comme dans tout autre métier, il y a aussi tout un lot de fumistes profitant du système. Je n’entrerai pas plus dans une dénonciation stérile des avantages odieux dont certains disposent et qu’ils erigent en normalité.

    Matthieu pour finir, si mon billet paraît dénigrer les profs eux-mêmes, je leur présente mes excuses, cela n’en était pas le but. Le ton du post s’adressait sans doute plus à un systématisme qui ne vise bien souvent qu’à défendre des privilèges, je le qualifie d’égoïsme. Comprenez moi bien, je n’ai rien contre le fait de défendre son bifteck mais il faut appeler un chat un chat et ne pas draper son combat dans une fausse bonne conscience de “service public”.

    Tous les métiers, tous les secteurs d’activité sont soumis à une certaine concurrence, parfois féroce, et savoir se remettre en cause est, à mon sens, un fondement de toute expertise.

  4. Amomenti » Blog Archive » Note2Be suite… :: Stratégies web, permission marketing, marketing 2.0, promotion interactive, Référencement, SEO, Performance Marketing, expérience utilisateur, conception web :

    […] Finalement le tribunal a tranché en faveur du syndicat des enseignants en interdisant au site web note2be de publier des données personnelles. Rappelons que le site avait pour vocation de permettre aux élèves de noter leurs professeurs (Voir : peut-on arrêter l’Internet ?). […]

  5. Note2Be suite? :

    […] Finalement le tribunal a tranché en faveur du syndicat des enseignants en interdisant au site web note2be de publier des données personnelles. Rappelons que le site avait pour vocation de permettre aux élèves de noter leurs professeurs (Voir : peut-on arrêter l’Internet ?). […]

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